Nom du fichier : http://www.geol-alp.com/chartreuse/6_sommets_ch/granier.html
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l'extrémité nord-orientale du massif de la Chartreuse
Ce sommet se situe à l'extrémité
septentrionale des hauts plateaux de la Chartreuse orientale.
C'est un vaste plateau lapiazé, déclive vers l'est, qui culmine du côté nord à 1933 m.. Ce plateau appartient au flanc ouest, ici peu incliné, du grand
synclinal oriental de la Chartreuse (sur cette transversale précise l'Urgonien du flanc oriental
de ce pli a été enlevé par l'érosion
qui a ouvert la vallée du Grésivaudan).
image sensible au survol et au clic

Le Granier et les hauts plateaux de la Chartreuse orientale,vus d'enfilade, depuis le nord (d'avion)
On a indiqué par des lignes de tirets rouges
les limites des formations stratigraphiques qui sont superposées
dans la face nord du Granier. Pour ne pas surcharger la figure
on n'a pas indiqué le tracé du décrochement
de l'Alpette (il est par contre bien visible sur un cliché
complémentaire)
L'imposante falaise de sa face nord, bien visible
depuis Chambéry, se singularise par le fait qu'elle constitue
un abrupt presque continu depuis les marnes de Narbonne jusqu'au
sommet de l'Urgonien inférieur. L'explication en est qu'elle
s'est formée tout récemment, en 1248, par l'arrachement
en bloc d'un pan de montagne, haut de près de 1000 m.
Ce panneau rocheux a glissé vers l'est
sur les dalles
structurales de la base du niveau des marnes de Narbonne,
faiblement pentées dans cette direction, comme tout le
flanc ouest du synclinal chartreux occidental (auxquelles elles
appartiennent ici). Puis il s'est disloqué et ses matériaux
se sont étalés jusqu'à l'actuel village de
Myans en formant les Abîmes
de Myans.
pour en savoir plus sur l'éboulement
de1248, voir le dossier spécial qui lui a été
consacré dans le n°67 de ALPES-MAGAZINE, pages 22 à
29 (éditions Milan).
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La face nord du Granier : détail de la falaise, vue depuis la D912, 1 km au nord du col du Granier.
Cet abrupt, haut de 800 à 900 m au total, a
été créé par l'éboulement de
1248 mais ravivé depuis. On distingue une zone d'arrachement
frais, reconnaissable à sa teinte jaunâtre, au tiers
gauche de la falaise sommitale (cette cicatrice s'est ravivée
à l'occasion de plusieurs éboulements successifs,
depuis de départ d'une première tranche dans les
années 1960).
Uis = barre supérieure de l'Urgonien
inférieur ; psO = niveau lité des "pseudo
couches à Orbitolines" ( 20 m.) ; Uii = masse
principale (inférieure) de l'Urgonien inférieur
(360 m.).
d.G = décrochement dextre du pied de l'éperon
nord-ouest du Granier : il s'agit d'une cassure mineure, qui
n'a qu'une vingtaine de rejet vertical. Malgré cela
elle a pu servir de ligne de faiblesse à partir de laquelle
s'est détaché le paquet qui s'est éboulé
en 1248. En effet son plan est presque tangent à la face
rocheuse (son tracé dessine des sinuosités qu'il
ne ferait pas s'il était orthogonal à la paroi)
et celle-ci ne se développe dans toute sa pureté
qu'à gauche du rentrant de la ravine que la cassure a déterminé
A son extrémité sud, le plateau
du Granier tombe brutalement sur les prairies du col de l'Alpette
: ces falaises (franchies par le Pas des Barres) correspondent
à une grande faille, le décrochement de l'Alpette.
image sensible au survol et au clic

Les falaises méridionales du Granier
vues du sud-ouest, depuis la lisière orientale des alpages
du col de l'Alpette ("combe des Arches")
d.A = décrochement de l'Alpette ; s.O
= synclinal chartreux oriental (son axe, orienté N-S, c'est-à-dire
à environ 45° de la ligne de falaise, plonge doucement
vers l'arrière droit).
Observer que d'un bout à l'autre de la falaise les couches
urgoniennes conservent un pendage vers l'est (c'est notamment le cas pour le niveau des "pseudo-couches à Orbitolines qui déterminent la vire d'accès au Pas des Barres). Pourtant, dans
le compartiment méridional, le Sénonien qui forme
les prairies est ployé par la charnière du synclinal
oriental, dont l'axe est sectionné par le décrochement nettement plus à gauche que le Pas des Barres : cette observation met bien en évidence le rejet
décrochant dextre de la cassure.
La bosse herbeuse dominant la Porte de l'Alpette est formée
par la Lumachelle qui est portée en relief à la
faveur d'un petit repli anticlinal.

Tectonogramme schématique de l'extrémité
septentrionale du plateau de l'Alpette
Ce schéma montre que le repli qui affecte, à
la Porte de l'Alpette, le flanc est du synclinal chartreux oriental
est un crochon créé par le déplacement dextre
du décrochement de l'Alpette.
Le
versant occidental du Granier vu du sud, depuis
le sommet du Pinet
Tableau
général des pages consacrées aux différents
secteurs du chaînon des Hauts de Chartreuse :
Ce secteur est visité par les itinéraires du fascicule
n°1F 
 |
Carte géologique simplifiée
de la Chartreuse orientale au nord de Saint-Pierre-d'Entremont
(fond topographique d'après la carte IGN au 1/100.000°)
carte cliquer sur les imagettes
Légende
|
 |
carte géologique au 1/50.000° à consulter
: feuille Montmélian
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17/11/08