Curière, Rochers des Agneaux |
image sensible au survol et au clic

L'extrémité septentrionale du chaînon
de la Grande Sure et la vallée du Guiers Mort, vus du nord, depuis les Rochers d'Arpison
f.a.G = flexure anticlinale de Génieux ; f.s.V = flexure synclinale de la Petite Vache ; a.Occ. = anticlinal
de la Chartreuse occidentale.
Ø1 = chevauchement de la Chartreuse occidentale
(= "faille de Voreppe") et sa cassure satellite Ø' (cf. coupe de Fourvoirie) ;
',
" = chevauchements mineurs des basses pentes de Curière (nord-ouest
du pont de l'Orcière), qui redoublent le Tithonique en
fond de vallée (c'est sans doute à l'amortissement*
vers le haut de ces chevauchements, au sein des marno-calcaires
berriasiens qu'est due la formation de la flexure anticlinale
de Génieux.

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vue du sud, depuis le tunnel de Tenaison, sur la route du col de la Charmette état en mai 1994. |
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Le bord ouest de la dalle des Agneaux |
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En fait cette dalle est composite et correspond à plusieurs surfaces de strates séparées par des petits rebords en surplomb. Un rebord plus important sépare la zone amont, encore garnie de végétation, du secteur dénudé. La position de cette ligne de surplombs a remonté vers le haut, au cours des ans, par arrachement et éboulement de nouvelles tranches de couches, comme en témoigne le fait qu'elle recoupe (depuis plusieurs dizaines d'années d'ailleurs) le tracé de l'ancien chemin. On notera le dessin en ogives emboîtées, à pointe vers le haut, des lignes selon lesquelles se sont découpés les bancs qui ont été successivement arrachés par la traction de la pesanteur ; ces lignes suivent en fait des diaclases* de deux familles quasi orthogonales et dessinent dans le détail un tracé en zig-zag. Sur le cliché de droite on voit bien les abrupts, surplombants car orthogonaux aux surfaces de strates, qui correspondent chacun, un par banc, à la crevasse d'arrachement d'une strate de roche. |
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Cette dénudation a créé là d'une dalle structurale typique, dont la surface correspond à une surface de stratification (dans ces couches ces surfaces correspondent souvent à de fins niveaux plus marneux séparant le bancs plus calcaires).
À l'origine du phénomène
se trouvent :
- 1 - le sapement par le bas de la tranche manquante, qui résulte
du creusement occasionné par le ruisseau des Charmilles
(ce dernier court en suivant le pied de la dalle pour se jeter
dans le Guiers Mort en amont du Pont Saint-Bruno). On peut également
penser que l'entaille réalisée pour tracer la route
a joué un rôle analogue et a additionné ses
effets.
- 2 - l'existence de joints (éventuellement marneux) séparant
les bancs, qui ont servi de surfaces de glissement pour les tranches
de roche qui avaient perdu leur appui aval : ce phénomène
se produit par étapes successives, du bas vers le haut
de la pente (par fragments successifs d'un même banc) et
en progressant du haut vers le bas dans la succession des couches
(par sapement de plus en plus profond). Le second terme de cette
évolution semble provisoirement stoppé, comme en
témoigne le fait que la route ne montre aucun indice de
tassement.
- 3 - le pré-découpage des bancs (et notamment de
celui qui recouvrait originellement la surface du banc maintenant
dénudé) par les diaclases. Celles-ci se sont ouvertes
sous l'effet de la traction exercée par le poids de la
portion de banc mise en surplomb par l'éboulement précédent.
Ce sont elles qui ont délimité vers le haut les
tranches successivement arrachées.
L'ONF a interdit au public la circulation en
voitures sur cette route : en effet on peut redouter deux causes
d'accidents :
- l'effondrement de la route par glissement sur la dalle : celui-ci
est peu probable, du moins tant que le torrent n'aura pas creusé
suffisamment pour qu'une nouvelle tranche soit déstabilisée
en contrebas du tracé de la route.
- les chutes de pierres et les petits éboulements dus
à la progression vers le haut du décapage de la
dalle principale ("érosion remontante") : la
progression du sommet de l'arrachement est visible et inquiétante
car elle dépasse maintenant très largement vers
le haut le tracé de l'ancien chemin des chartreux. Cette
activité érosive est surtout importante l'hiver,
du fait des alternances gel-dégel, et la route est envahie
de débris rocheux qu'il faut déblayer chaque printemps.

Plus en amont sur la même route, entre le tunnel de la Galère et le pont sur le torrent des Charmilles, d'autres dalles sont également dénudées, mais sur une surface bien moindre. L'une d'entre elles se révèle garnie de ripple-marks* bien typiques.

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(fond topographique d'après la carte IGN au 1/100.000°) |
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| LOCALITÉS |
Saint-Pierre-de-Ch. |
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